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Lire un schéma électrique peut sembler compliqué au début.

Quand on ouvre un dossier électrique pour la première fois, on voit des lignes, des symboles, des repères, des disjoncteurs, des fusibles, des relais, des contacteurs, des borniers, des capteurs, des actionneurs, des automates et beaucoup de numéros.

La première question qui vient souvent est simple : par où commencer ?

C’est justement là que beaucoup de personnes se trompent. Elles essaient de tout comprendre en même temps. Elles regardent tous les fils, tous les composants et toutes les pages du schéma sans méthode.

Résultat : elles se perdent rapidement.

Pourtant, un schéma électrique ne se lit pas au hasard. Il se lit avec une logique.

Dans le domaine de l’automatisme du bâtiment, de la régulation CVC, de la GTB, des armoires électriques ou des installations techniques, savoir lire un schéma électrique est une compétence essentielle.

Que vous travailliez sur une centrale de traitement d’air, une pompe, un ventilateur, une vanne motorisée, un moteur, un capteur ou un automate, le schéma électrique vous aide à comprendre comment l’installation est alimentée, protégée, commandée et raccordée.

Dans cet article, nous allons voir comment lire un schéma électrique facilement, étape par étape.

Nous allons parler de l’alimentation, des protections, des borniers, de la différence entre puissance et commande, des relais, des contacteurs, des capteurs, des actionneurs et de l’automate.

L’objectif est simple : à la fin de cet article, vous devez être capable d’ouvrir un schéma électrique, de savoir par où commencer et de comprendre sa logique générale sans essayer de tout déchiffrer en même temps.

Petite précision importante : ici, nous parlons de lecture et de compréhension d’un schéma électrique. Toute intervention réelle sur une installation électrique doit être réalisée par une personne compétente, habilitée et dans le respect des règles de sécurité.

Si vous préférez la vidéo, j’en parle aussi sur YouTube :

Qu’est-ce qu’un schéma électrique ?

Avant de suivre les fils, les repères et les composants, il faut d’abord comprendre ce qu’on a devant les yeux.

Un schéma électrique est une représentation d’un circuit ou d’une installation électrique.  Son rôle est de montrer comment les différents composants sont reliés entre eux et comment l’installation fonctionne électriquement.

Un schéma électrique est une représentation d’un circuit ou d’une installation électrique.

Son rôle est de montrer comment les différents composants sont reliés entre eux et comment l’installation fonctionne électriquement.

Un schéma peut représenter plusieurs choses :

  • une armoire électrique ;
  • une machine ;
  • une installation de chauffage ;
  • une centrale de traitement d’air ;
  • une pompe ;
  • un moteur ;
  • un éclairage ;
  • un automate ;
  • un système de régulation ;
  • une installation CVC ;
  • une partie de GTB ou de GTC.

Mais il faut comprendre un point important : un schéma électrique ne représente pas forcément la position physique réelle des composants dans l’armoire.

Par exemple, un relais peut apparaître à un endroit précis sur le schéma, alors qu’en réalité il se trouve ailleurs dans l’armoire électrique.

Ce qui compte sur le schéma, ce n’est donc pas seulement l’emplacement physique du composant.

Ce qui compte surtout, c’est :

  • comment il est raccordé ;
  • quel rôle il joue ;
  • quel signal il reçoit ;
  • quel équipement il commande ;
  • dans quelles conditions il fonctionne.

Autrement dit, le schéma électrique permet de comprendre la logique de fonctionnement.

Il répond à plusieurs questions :

  • D’où vient l’alimentation ?
  • Par où passe le courant ?
  • Quels composants sont alimentés ?
  • Quels éléments commandent les autres ?
  • Quelles protections sont présentes ?
  • Quelles conditions doivent être remplies pour que l’équipement fonctionne ?

C’est cette logique qui rend le schéma utile.

Pourquoi un schéma électrique semble difficile à lire ?

Un schéma électrique semble souvent difficile parce qu’il contient beaucoup d’informations sur une seule page, ou parfois sur plusieurs pages.

On peut y trouver :

  • des lignes verticales et horizontales ;
  • des références de fils ;
  • des symboles électriques ;
  • des repères de composants ;
  • des tensions différentes ;
  • des bornes ;
  • des renvois de page ;
  • des contacts liés à des relais ;
  • des bobines ;
  • des protections ;
  • des capteurs ;
  • des sorties automate.

Au début, tout peut se ressembler.

Pour cette raison, il ne faut pas commencer par les détails.

Il faut d’abord chercher la structure générale.

Un schéma électrique raconte toujours une histoire.

Cette histoire peut être résumée ainsi :

une énergie arrive, elle est protégée, elle passe par des conditions, puis elle alimente ou commande un équipement.

Si vous gardez cette idée en tête, le schéma devient plus facile à comprendre.

Étape 1 : repérer l’alimentation électrique

La première étape pour lire un schéma électrique est de repérer l’alimentation.

Avant de regarder les relais, les contacteurs, les capteurs ou les actionneurs, il faut d’abord répondre à cette question :

D’où vient l’énergie électrique ?

Dans une armoire électrique, il peut y avoir plusieurs niveaux de tension.

On peut par exemple retrouver :

  • du 400 V triphasé ;
  • du 230 V ;
  • du 24 V AC ;
  • du 24 V DC ;
  • parfois d’autres tensions selon les équipements.

Le 400 V triphasé est souvent utilisé pour alimenter des moteurs, des pompes, des ventilateurs ou certains équipements de puissance.

Le 230 V peut alimenter des équipements auxiliaires, des alimentations, certaines commandes ou certains composants.

Le 24 V AC ou 24 V DC est très fréquent dans les circuits de commande, notamment pour les capteurs, les actionneurs, les relais, les entrées et sorties d’automate.

Quand vous ouvrez un schéma, commencez donc par repérer la tension utilisée.

Cherchez les indications comme :

  • L1, L2, L3 ;
  • N ;
  • PE ;
  • +24 V ;
  • 0 V ;
  • 230 V ;
  • 400 V.

L1, L2 et L3 désignent les trois phases d’un réseau triphasé.

N désigne le neutre.

PE désigne le conducteur de protection, relié à la terre.

+24 V et 0 V sont souvent utilisés dans les circuits de commande en courant continu.

Ces repères sont essentiels, car ils vous indiquent immédiatement dans quelle partie du schéma vous vous trouvez.

Par exemple, si vous voyez L1, L2 et L3 arriver sur un disjoncteur, puis sur un contacteur et ensuite sur un moteur, vous êtes probablement dans le circuit de puissance.

En revanche, si vous voyez du +24 V DC traverser un contact, puis alimenter une bobine de relais ou une entrée d’automate, vous êtes probablement dans le circuit de commande.

Cette distinction est fondamentale.

Étape 2 : identifier les protections électriques

Une fois l’alimentation repérée, la deuxième étape consiste à identifier les protections.

Dans une installation électrique, on ne laisse pas l’énergie circuler directement vers les équipements sans protection.

Pourquoi ?

Parce qu’en cas de surcharge, de court-circuit ou de défaut, le courant peut devenir trop important. Il peut alors endommager les câbles, les composants, les moteurs ou créer un risque pour les personnes.

Sur un schéma électrique, on peut retrouver plusieurs protections :

  • disjoncteurs ;
  • fusibles ;
  • interrupteurs-sectionneurs ;
  • protections moteur ;
  • relais thermiques ;
  • parafoudres ;
  • dispositifs de sécurité selon les installations.

Le disjoncteur protège notamment contre les surcharges et les courts-circuits.

Le fusible interrompt le circuit lorsque le courant devient trop important.

L’interrupteur-sectionneur permet d’isoler électriquement une partie de l’installation.

La protection moteur protège un moteur contre certaines surcharges ou fonctionnements anormaux.

Prenons un exemple simple avec une pompe.

Si le moteur de la pompe force anormalement, s’il est bloqué ou si la charge devient trop importante, il peut consommer plus de courant que prévu.

Si cette situation dure, le moteur peut chauffer et être endommagé.

La protection moteur peut alors déclencher et arrêter l’équipement.

Sur un schéma de puissance, on retrouve donc souvent une logique simple :

alimentation → protection → contacteur → moteur

Cette chaîne est très importante à comprendre.

Avant d’accuser un moteur, une pompe ou un ventilateur, il faut toujours vérifier si l’alimentation arrive correctement et si les protections sont bien enclenchées.

Étape 3 : comprendre les bornes et les borniers

Après l’alimentation et les protections, il faut comprendre comment les équipements sont raccordés entre l’armoire électrique et le terrain.

C’est ici qu’interviennent les bornes et les borniers.

Une borne est un point de raccordement électrique.

Elle permet de connecter un conducteur à un autre conducteur ou de faire la liaison entre plusieurs parties de l’installation.

Dans une armoire électrique, plusieurs bornes sont regroupées sur ce qu’on appelle un bornier.

Sur un schéma, les borniers sont souvent repérés avec la lettre X.

Par exemple :

  • X1:1 ;
  • X1:2 ;
  • X2:5 ;
  • X3:10.

Dans l’exemple X1:2, X1 désigne le bornier, et 2 désigne la borne numéro 2 de ce bornier.

Donc, si quelqu’un vous dit : “Le câble est raccordé sur X1:2”, vous savez où chercher dans l’armoire.

Les borniers sont très importants pour le câblage, la mise en service, la maintenance et le dépannage.

Dans les installations CVC et en automatisme du bâtiment, ils servent souvent à faire l’interface entre l’armoire électrique et les équipements installés sur le terrain.

Prenons un exemple avec une sonde de température installée dans une CTA.

La sonde se trouve physiquement sur la centrale de traitement d’air.

Son câble revient vers l’armoire électrique.

Avant d’arriver sur l’entrée de l’automate ou du régulateur, ce câble peut d’abord être raccordé sur un bornier.

La logique peut donc être :

sonde de température → bornier → entrée automate

Même principe pour une vanne motorisée :

sortie automate → bornier → câble terrain → servomoteur de vanne

Ou pour une pompe :

armoire électrique → bornier → câble → moteur de pompe

Quand vous voyez un bornier sur un schéma, ne le considérez pas comme un simple symbole supplémentaire.

Demandez-vous toujours :

Qu’est-ce qui est raccordé de chaque côté de cette borne ?

Cette question permet de distinguer ce qui est dans l’armoire et ce qui part vers le terrain.

Étape 4 : différencier circuit de puissance et circuit de commande

Pour comprendre un schéma électrique, il faut absolument distinguer deux parties :

  • le circuit de puissance ;
  • le circuit de commande.

Ces deux circuits travaillent ensemble, mais ils n’ont pas le même rôle.

Le circuit de puissance fournit directement l’énergie nécessaire au fonctionnement des équipements.

Il peut alimenter :

  • un moteur ;
  • une pompe ;
  • un ventilateur ;
  • un compresseur ;
  • une résistance électrique ;
  • un équipement de puissance.

Par exemple, un moteur triphasé peut être alimenté en 400 V entre phases.

Sur son circuit de puissance, on peut retrouver :

alimentation → protection → contacteur → moteur

Le circuit de commande, lui, ne fournit pas forcément la puissance principale.

Il sert à donner des ordres, à vérifier des conditions et à décider si l’équipement doit fonctionner ou non.

Dans un circuit de commande, on peut trouver :

  • boutons-poussoirs ;
  • contacts ;
  • sécurités ;
  • relais ;
  • bobines ;
  • capteurs ;
  • thermostats ;
  • pressostats ;
  • sorties automate ;
  • entrées de régulateur.

La commande peut fonctionner en 24 V DC, ce qui est très courant en automatisme.

Cependant, elle peut aussi fonctionner en 24 V AC ou en 230 V AC selon les installations.

Il ne faut donc pas retenir : commande = toujours 24 V.

Il faut retenir : la commande donne l’ordre.

Et la puissance fournit l’énergie.

Prenons un exemple.

Un moteur est alimenté en 400 V.

Pour démarrer ce moteur, on utilise un contacteur.

La bobine du contacteur est commandée par le circuit de commande.

Lorsque la bobine est alimentée, le contacteur change d’état. Ses contacts de puissance se ferment. Le 400 V peut alors arriver jusqu’au moteur.

On a donc deux circuits différents qui travaillent ensemble :

la commande décide
la puissance alimente

C’est l’une des clés les plus importantes pour lire un schéma électrique.

Étape 5 : comprendre le relais électrique

Le relais est un composant essentiel dans les circuits de commande.

Il permet de commander un circuit à partir d’un autre circuit.

Un relais est principalement composé de deux éléments :

  • une bobine ;
  • un ou plusieurs contacts.

Le principe est simple.

Lorsque la bobine du relais est alimentée, le relais change d’état.

Ses contacts changent alors de position.

Par exemple :

  • un contact normalement ouvert peut se fermer ;
  • un contact normalement fermé peut s’ouvrir.

Une particularité importante existe dans les schémas électriques : la bobine du relais et ses contacts ne sont pas forcément dessinés au même endroit.

La bobine peut être sur une page du schéma, tandis que ses contacts peuvent apparaître plus loin, parfois sur une autre page.

C’est normal.

C’est justement pour cela que les repères sont importants.

Prenons un relais repéré K1.

Sa bobine porte le repère K1.

Les contacts appartenant à ce relais porteront aussi le repère K1.

Donc, si vous voyez un contact avec le même repère que la bobine, vous savez qu’il appartient au même relais.

Le relais peut servir à :

  • transmettre une information ;
  • créer une autorisation ;
  • isoler deux circuits ;
  • construire une logique de commande ;
  • relayer un ordre ;
  • gérer une sécurité.

Pour lire correctement un schéma, il faut donc suivre les repères.

Sans les repères, on peut facilement se perdre entre les bobines, les contacts et les renvois de page.

Étape 6 : comprendre le contacteur

Le contacteur ressemble au relais, mais il est conçu pour commander des charges plus importantes.

On l’utilise souvent pour :

  • moteurs ;
  • pompes ;
  • ventilateurs ;
  • compresseurs ;
  • résistances électriques ;
  • équipements de puissance.

Comme le relais, le contacteur possède une bobine et des contacts.

Lorsque la bobine du contacteur est alimentée, le contacteur change d’état.

Ses contacts de puissance se ferment et permettent à l’énergie électrique de passer vers l’équipement.

Sur un schéma, un contacteur est souvent repéré par la lettre K ou KM.

Par exemple :

  • KM1 pour le contacteur moteur numéro 1 ;
  • KM2 pour un deuxième contacteur ;
  • KM3 pour un autre équipement.

Le contacteur fait le lien entre la partie commande et la partie puissance.

La commande alimente la bobine.

La puissance passe ensuite à travers les contacts principaux.

C’est exactement ce qui permet de commander un moteur de manière organisée.

Prenons une pompe.

Pour que la pompe démarre, plusieurs conditions doivent être remplies :

  • alimentation présente ;
  • protection enclenchée ;
  • sécurité fermée ;
  • ordre de marche présent ;
  • bobine du contacteur alimentée.

Si toutes ces conditions sont remplies, le contacteur colle. Ses contacts de puissance se ferment. La pompe reçoit son alimentation et démarre.

Si une sécurité est ouverte ou si la bobine n’est pas alimentée, le contacteur ne colle pas. Le moteur ne démarre pas.

Étape 7 : identifier les capteurs

Dans un schéma électrique, les capteurs servent à transmettre des informations.

Ils ne réalisent pas forcément une action directe.

Ils indiquent un état, une mesure ou une condition.

On peut trouver plusieurs types de capteurs :

  • sonde de température ;
  • pressostat ;
  • détecteur de niveau ;
  • détecteur de présence ;
  • fin de course ;
  • sonde d’humidité ;
  • capteur de pression ;
  • contact de défaut ;
  • thermostat ;
  • sécurité antigel.

Dans le domaine CVC, on retrouve par exemple :

  • sonde de température extérieure ;
  • sonde de soufflage ;
  • sonde de reprise ;
  • pressostat filtre ;
  • pressostat ventilateur ;
  • thermostat antigel ;
  • retour de défaut pompe ;
  • capteur CO₂ ;
  • sonde d’humidité.

Le capteur informe le système.

Par exemple, il peut indiquer :

  • température trop basse ;
  • filtre encrassé ;
  • ventilateur en défaut ;
  • pression trop faible ;
  • niveau anormal ;
  • sécurité ouverte.

Cette information peut ensuite être utilisée par un relais, un automate ou un régulateur.

La phrase à retenir est simple :

un capteur informe, un actionneur agit.

Étape 8 : identifier les actionneurs

Les actionneurs sont les équipements qui réalisent une action.

Ils reçoivent un ordre électrique et produisent un mouvement, une ouverture, une fermeture ou un fonctionnement.

Dans une installation CVC, les actionneurs peuvent être :

  • une vanne motorisée ;
  • un servomoteur de registre ;
  • une pompe ;
  • un ventilateur ;
  • un moteur ;
  • une électrovanne ;
  • une résistance électrique ;
  • un contacteur ;
  • un variateur de vitesse.

Par exemple, un automate peut envoyer un signal à une vanne 3 voies pour l’ouvrir ou la fermer.

Il peut aussi commander un variateur de vitesse pour faire tourner un ventilateur plus vite ou moins vite.

Il peut encore envoyer un ordre marche/arrêt à une pompe.

Sur un schéma électrique, il faut donc distinguer :

  • les entrées ;
  • les sorties.

Les entrées reçoivent les informations des capteurs.

Les sorties commandent les actionneurs.

Exemples :

  • une sonde de température est une entrée ;
  • une vanne motorisée est une sortie ;
  • un pressostat filtre est une entrée ;
  • un ventilateur est une sortie ;
  • un défaut moteur est une entrée ;
  • une commande pompe est une sortie.

Cette distinction est très utile lorsque vous lisez un schéma d’automatisme ou de régulation.

Étape 9 : comprendre l’automate ou la régulation

Dans beaucoup d’armoires modernes, on retrouve un automate.

En allemand, on peut voir le terme SPS.

SPS signifie Speicherprogrammierbare Steuerung, c’est-à-dire automate programmable.

L’automate reçoit les informations des capteurs.

Ensuite, selon son programme, il commande les sorties.

Par exemple :

  • si la température est trop basse, il ouvre une vanne chaude ;
  • si le CO₂ est trop élevé, il augmente le débit de ventilation ;
  • si un défaut moteur apparaît, il arrête l’installation ;
  • si une sécurité antigel se déclenche, il ferme le registre d’air neuf et met la CTA en sécurité ;
  • si une demande de chauffage est présente, il peut commander une pompe.

Sur le schéma, l’automate est souvent représenté avec des entrées et des sorties.

Les entrées peuvent être digitales ou analogiques.

Une entrée digitale correspond souvent à un état ouvert ou fermé.

Par exemple :

  • contact de défaut ;
  • pressostat ;
  • fin de course ;
  • thermostat ;
  • autorisation marche.

Une entrée analogique correspond à une valeur variable.

Par exemple :

  • 0-10 V ;
  • 4-20 mA ;
  • température ;
  • pression ;
  • humidité ;
  • CO₂.

Les sorties peuvent aussi être digitales ou analogiques.

Une sortie digitale peut commander un marche/arrêt.

Une sortie analogique peut envoyer une consigne progressive, par exemple 0-10 V vers une vanne ou un variateur.

Quand vous voyez un automate sur un schéma, posez-vous deux questions :

Quelles informations entrent dans l’automate ?
Quels ordres sortent de l’automate ?

C’est comme ça qu’on comprend la logique de commande.

Méthode simple pour lire un schéma électrique sans se perdre

Voici une méthode simple à suivre.

1. Repérer l’alimentation

Cherchez le 400 V, le 230 V, le 24 V, le neutre, la terre ou l’alimentation continue.

Demandez-vous d’où vient l’énergie.

2. Identifier les protections

Cherchez les disjoncteurs, fusibles, protections moteur, interrupteurs-sectionneurs ou autres dispositifs de sécurité.

Demandez-vous comment le circuit est protégé.

3. Différencier puissance et commande

Demandez-vous si vous êtes sur un circuit qui alimente réellement un équipement ou sur un circuit qui donne un ordre.

La puissance fournit l’énergie.

La commande donne l’ordre.

4. Suivre le chemin du courant

Partez de l’alimentation et suivez le courant.

Regardez par quels contacts, relais, sécurités ou borniers il passe.

5. Identifier les composants

Repérez les relais, contacteurs, borniers, capteurs, actionneurs, automates et équipements raccordés.

6. Lire les repères

Les repères sont essentiels.

Cherchez par exemple :

  • K1 ;
  • KM1 ;
  • Q1 ;
  • F1 ;
  • X1 ;
  • M1 ;
  • S1 ;
  • B1 ;
  • Y1.

Ils permettent de relier les composants entre eux.

7. Comprendre les conditions de fonctionnement

Demandez-vous :

  • qu’est-ce qui doit être fermé ?
  • quelle sécurité doit être OK ?
  • quel relais doit être activé ?
  • quel ordre doit sortir de l’automate ?
  • quelle bobine doit être alimentée ?
  • quel contact doit changer d’état ?

Cette dernière étape est très importante.

Elle permet de passer d’une simple lecture de symboles à une vraie compréhension du fonctionnement.

Exemple simple : commande d’un moteur

Prenons un exemple simple : un moteur de pompe.

Pour que la pompe démarre, plusieurs conditions doivent être remplies.

D’abord, l’alimentation doit être présente.

Ensuite, le disjoncteur ou la protection moteur doit être enclenché.

Puis, la commande doit autoriser le démarrage.

Cette commande peut venir d’un bouton marche, d’un automate, d’un régulateur ou d’une demande de fonctionnement.

Ensuite, la bobine du contacteur est alimentée.

Quand la bobine du contacteur est alimentée, le contacteur colle.

Ses contacts de puissance se ferment.

Le moteur reçoit alors son alimentation et démarre.

Mais si une sécurité est ouverte, si un défaut thermique est présent ou si l’arrêt d’urgence est actif, le circuit de commande est coupé.

Dans ce cas, la bobine du contacteur n’est pas alimentée.

Le contacteur ne colle pas.

Et le moteur ne démarre pas.

Pour lire ce type de schéma, il faut donc se poser les bonnes questions :

  • l’alimentation est-elle présente ?
  • la protection est-elle enclenchée ?
  • la sécurité est-elle fermée ?
  • l’ordre de marche est-il présent ?
  • la bobine du contacteur est-elle alimentée ?
  • les contacts de puissance se ferment-ils ?
  • le moteur reçoit-il son alimentation ?

Cette méthode permet aussi d’aider au dépannage.

Les erreurs fréquentes à éviter

Erreur n°1 : vouloir tout comprendre d’un seul coup

Un schéma électrique peut contenir beaucoup d’informations.

Si vous essayez de tout comprendre immédiatement, vous risquez de vous perdre.

Il faut découper le schéma en petites parties.

Erreur n°2 : ne pas repérer l’alimentation

Si vous ne savez pas d’où vient le courant, vous ne pouvez pas comprendre correctement le circuit.

L’alimentation est toujours le point de départ.

Erreur n°3 : confondre puissance et commande

C’est une erreur très fréquente.

Le circuit de commande peut fonctionner en 24 V, tandis que le moteur est alimenté en 400 V.

Les deux parties travaillent ensemble, mais elles n’ont pas le même rôle.

Erreur n°4 : ignorer les repères

Un contact peut être dessiné loin de sa bobine.

Mais s’il possède le même repère, il appartient au même relais ou au même contacteur.

Les repères sont donc indispensables.

Erreur n°5 : oublier les borniers

Les borniers permettent de comprendre les raccordements entre l’armoire et le terrain.

Ils sont essentiels pour le câblage, la mise en service et la recherche de défaut.

Erreur n°6 : ne pas regarder les sécurités

Très souvent, si un équipement ne démarre pas, ce n’est pas forcément parce que le moteur est mauvais.

Il peut y avoir une sécurité ouverte, un défaut présent, une protection déclenchée ou une autorisation manquante.

Erreur n°7 : regarder uniquement les symboles

Lire un schéma électrique, ce n’est pas seulement reconnaître des symboles.

Il faut comprendre la logique :

qui alimente quoi ?
qui commande quoi ?
quelle condition permet à l’équipement de fonctionner ?

Tableau récapitulatif

ÉlémentRôle simple
AlimentationFournit l’énergie électrique
DisjoncteurProtège contre les surcharges et courts-circuits
FusibleCoupe le circuit si le courant devient trop élevé
BornierPermet le raccordement entre armoire et terrain
Circuit de puissanceFournit l’énergie aux équipements
Circuit de commandeDonne les ordres et vérifie les conditions
RelaisTransmet une information ou une logique de commande
ContacteurCommande des charges plus importantes comme moteurs ou pompes
CapteurDonne une information au système
ActionneurRéalise une action
Automate / SPSReçoit les informations et commande les sorties

FAQ : lire un schéma électrique

Comment lire un schéma électrique quand on débute ?

Il faut commencer par repérer l’alimentation, puis les protections, les borniers, la partie puissance, la partie commande, les relais, les contacteurs, les capteurs et les actionneurs.

Quelle est la différence entre puissance et commande ?

La puissance fournit l’énergie à l’équipement. La commande donne l’ordre de fonctionnement et vérifie les conditions nécessaires.

À quoi sert un bornier dans une armoire électrique ?

Un bornier sert à raccorder les câbles entre l’armoire électrique et les équipements installés sur le terrain.

À quoi sert un relais électrique ?

Un relais permet de commander un circuit à partir d’un autre circuit. Il possède une bobine et des contacts.

À quoi sert un contacteur ?

Un contacteur sert à commander des charges plus importantes comme un moteur, une pompe, un ventilateur ou un compresseur.

Comment reconnaître une alimentation triphasée sur un schéma ?

On retrouve généralement les repères L1, L2 et L3. Ils indiquent les trois phases du réseau triphasé.

Que signifie PE sur un schéma électrique ?

PE désigne le conducteur de protection, relié à la terre. Il est essentiel pour la sécurité électrique.

Que signifie SPS en allemand ?

SPS signifie Speicherprogrammierbare Steuerung. C’est l’équivalent d’un automate programmable.

Quelle est la phrase à retenir pour lire un schéma électrique ?

Un schéma électrique montre le chemin du courant et la logique de commande d’une installation.

Conclusion

Lire un schéma électrique ne consiste pas seulement à reconnaître des symboles.

Il faut comprendre une logique.

Cette logique commence par l’alimentation.

Ensuite, il faut repérer les protections, les borniers, la distinction entre puissance et commande, les relais, les contacteurs, les capteurs, les actionneurs et l’automate.

Grâce à cette méthode, un schéma électrique devient beaucoup plus lisible.

Autrement dit, vous ne voyez plus seulement des lignes et des numéros : vous comprenez progressivement le chemin du courant et la logique de commande.

Vous comprenez d’où vient l’énergie, par où elle passe, quel composant reçoit un ordre, quelle sécurité doit être fermée et quelle condition permet à un équipement de fonctionner.

La phrase à retenir est simple :

un schéma électrique montre le chemin du courant et la logique de commande d’une installation.

Si vous comprenez le chemin du courant, les repères et les conditions de fonctionnement, vous pouvez lire beaucoup plus facilement un schéma électrique, un Schaltplan, un Stromlaufplan ou un schéma d’armoire électrique en automatisme du bâtiment.